La correction de l’astigmatisme au Lasik

Le Lasik de génération récente donne des résultats probants dans l’opération de l’astigmatisme seul ou avec un autre défaut optique. L’œil s’expose à des anomalies et de pathologies diverses. Comme maladies des yeux on peut citer, le glaucome, la conjonctivite ou la cataracte et comme anomalies, la myopie, l’hypermétropie ou encore l’astigmatisme. À ce propos, l’astigmatisme est un défaut optique assez fréquent. Il concernerait environ 16 % de la population française pour laquelle l’astigmatisme est assez avancé, car de degré dépasse une dioptrie. En effet, en dessous de cette magnitude l’astigmatisme physiologique touchant une grande partie de la population (90 %) n’a pas d’effet significatif sur la vision.

 Ce défaut de vision réside au niveau de la cornée ou du cristallin ou au niveau des deux. L’œil d’un astigmate se distingue par une cornée de forme torique. Elle devrait pourtant être de forme sphérique dans un œil normal. Il s’agit alors d’un astigmatisme cornéen. S’il concerne le cristallin, l’astigmatisme est dit cristallinien ou interne. Ce qui est rare et n’est souvent décelable qu’en présence d’une cataracte. Il peut aussi arriver que le défaut touche ces deux éléments de l’œil. On parle dans ce cas d’un astigmatisme total. Ce trouble visuel peut être isolé ou pur. Mais assez souvent l’astigmatisme est associé à d’autres types de défauts visuels comme l’hypermétropie ou la myopie et aussi la presbytie, inévitable à partir de 45 ans.

Principe de la technique de correction de l’astigmatisme en Lasik

Particularités de l’œil astigmate à tenir compte lors de la correction

Un astigmatisme cornéen, le plus fréquent est caractérisé par l’existence de deux méridiens distincts, l’un plus cambré et l’autre plus aplati, due à la forme ovoïde de la cornée. Ce qui fait que les puissances optiques sur la surface ne sont pas les mêmes. La présence des deux méridiens implique l’existence d’un axe orientant l’astigmatisme.

Dans d’assez nombreux cas, l’astigmatisme est associé à l’hypermétropie et/ou la myopie et/ou à la presbytie.

Pour des cas plus rares, non congénital, on rencontre plusieurs méridiens ou pas du tout, ce qui rend la correction plus difficile.

Enfin, l’axe de l’astigmatisme peut être horizontal (cas le plus facile à corriger), vertical ou oblique (le plus difficile à corriger).

Astigmatisme et Lasik : principe de base de la correction

Au contraire, des lunettes, des lentilles et des implants, qui sont des techniques additives dans la correction d’un défaut visuel, le Lasik par l’action du laser excimer enlève une partie du tissu cornéen équivalent à la correction désirée. C’est donc une technique soustractive agissant par photoablation. Ainsi en cas de myopie, le laser excimer doit rendre la courbure plus plate en agissant sur la partie centrale de la cornée (épaisseur de la cornée doit être épaisse), en cas d’hypermétropie, il doit agir sur la périphérie pour cambrer la partie centrale (le diamètre du capot doit être large).

En cas d’astigmatisme le principe consiste à remodeler la courbure pour que toute la surface ait la même puissance optique en aplatissant la partie la plus cambrée et/ou en cambrant la partie la plus plate comme on fait en correction de la myopie et celle de l’hypermétropie. La complexité de l’action réside dans le fait de devoir respecter l’orientation de l’axe pendant le traitement. Le profil de la zone de traitement doit être le plus souvent ovale et large.

Astigmatisme et Lasik : limites et avantages

Les éléments à prendre en compte et les différentes techniques

Pour obtenir les meilleurs résultats :

  • L’obtention du capot dont les dimensions sont les plus adaptées selon l’axe d’orientation de l’astigmatisme est importante.
  • Les impacts des tirs laser ne doivent pas toucher la charnière.
  • Le centrage du traitement est à assurer.

Ce sont les examens aberrométriques qui tranchent sur les choix à faire selon les situations en présence.

Comme techniques, il y a le Lasik standard utilisant le microkératome lors de la découpe du volet cornéen. D’autre part, il y a aussi le Lasik 100 % laser, où le laser femtoseconde remplace souvent le microkérame.

Le système d’eye-tracking performant permet au chirurgien de suivre les mouvements de pouvoir continuer le traitement même si l’œil bouge sans risquer de léser la qualité de la vision obtenue. Â cela doit s’ajouter le système de reconnaissance irienne qui assure l’alignement du traitement même en cas de mouvements ou de différence de position du patient (allongé ou assis).

C’est le Lasik femtoseconde équipé des technologies qu’on vient d’énoncer précédemment qui est le plus indiqué pour le traitement de l’astigmatisme. En effet, le laser femtoseconde de génération récente permet d’obtenir avec précision, un capot large assurant les meilleures dimensions et le bon positionnement de la charnière ainsi qu’une forme ovale s’adaptant parfaitement a la zone de correction du laser excimer et sûre de la recouvrir avec perfection lors de sa remise en place.

Astigmatisme et Lasik : les résultats et les limites

Avec les conditions ci-citées, les résultats obtenus avec le Lasik tout laser ou Femtolasik sont très satisfaisant. En cas d’astigmatisme faible (jusqu’à 2 dioptries), le taux de satisfaction atteint 90 % après une première opération.

L’opération se fait en ambulatoire avec comme anesthésie des gouttes de collyres instillées avant l’acte dans l’œil et qui le rend tout à fait indolore. Les suites opératoires se passent quasiment sans douleur. La récupération visuelle est rapide. D’ailleurs, le patient peut reprendre ses activités dès le lendemain de l’opération. Et ce, même si les résultats définitifs sont obtenus au bout de 3 mois tout au plus. Le résultat est stable dans le temps, le Lasik 100 % laser ayant un recul de plus de 15 ans.

Toutefois, pour des cas d’astigmatisme plus prononcé, une sous-correction impliquant une retouche est constatée pour moins de 10 % de cas. La retouche est à réaliser quand la vision est stable (après 3 mois).

À partir de 6 dioptries, les résultats ne sont plus sûrs. En dehors de la sécheresse oculaire, les risques sont en générales liés à la découpe du capot, plis sous le capot, prolifération épithéliale, etc., et le plus grave, mais très rare c’est l’ectasie cornéenne. Avec les technologies actuelles, ces risques tendent à diminuer.

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