La DMLA ou Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge

La dégénérescence maculaire liée à l’âge ou DMLA est une pathologie oculaire dégénérative. Elle concerne la rétine et est évolutive et invalidante, car elle affecte considérablement la vision. L’atteinte est généralement bilatérale, mais peut être asymétrique. Comme la cataracte, elle est constatée le plus souvent à partir de 40 ou 50 ans. Mais le nombre de personnes atteintes augmente avec l’âge. Dans le monde, et notamment dans les pays développés, la DMLA constitue la principale cause de la malvoyance à l’endroit des personnes âgées pour qui presque une personne sur deux en est atteinte après 70 ans.

En France 13 % de la population de tranche d’âge comprise entre 60 et 75 ans est concernée par cette maladie oculaire. Elle attaque principalement la vision centrale en laissant intacte la vision périphérique. Les personnes atteintes ne deviennent pas totalement aveugles, mais perdent une partie de sa vision s’adressant à la partie fine (scotome central). Par conséquent, la faculté de lire, de conduire, de regarder la télévision leur est par exemple enlevée.

DMLA : définition

La dégénérescence maculaire liée à l’âge ou DMLA est une pathologie oculaire qui touche la partie la plus sensible de la rétine, la macula où l’acuité visuelle est maximale. Celle-ci occupe le centre de la rétine et c’est elle qui transmet au cerveau la majorité des informations visuelles (90 % des informations concernant les détails des formes, de couleurs, etc.). Les récepteurs la composant sont principalement des cônes prévus pour assurer ces rôles.

Causes de la DMLA

Parfois, la dégénérescence maculaire liée à l’âge est héréditaire; Il faut être particulièrement attentif pour les sujets dont les parents ont la DMLA. Ils doivent surveiller régulièrement leurs santés optiques surtout à partir de 45 ans même si aucun signe n’apparaît.

L’âge joue également un rôle très grand dans l’apparition de cette maladie. En effet, à partir de 50 ans, la probabilité d’en être touché augmente.

Le tabagisme aussi est un facteur qui favorise le développement de cette maladie (chez les fumeurs le risque de développer la DMLA est multiplié par 4). Après quelques années d’arrêt de tabagisme, le DMLA risque encore d’apparaître.

Une forte exposition ou une exposition s’étalant dans le temps, aux rayons ultraviolets, l’hypertension artérielle, une cholestérolémie, une alimentation non équilibrée (pauvre en éléments nutritifs vitamine A, C, E…) sont des facteurs de risque de la DMLA.

Dépistage de la DMLA

Il est nécessaire de faire une consultation ophtalmologique systématique même si on ne présente aucun signe de DMLA, surtout quand on atteint la cinquantaine. Par contre, une consultation est indispensable dans les cas d’anomalies visuelles suivantes :

  • Une baisse progressive de l’acuité visuelle de loin ou de près.
  • Une gêne concernant la vue nocturne.
  • Une difficulté de lire.
  • Une déformation des images et des lignes droites.
  • Une modification de la vision des couleurs et une confusion dans le discernement des détails.
  • Une apparition des taches noires dans le champ de vision.

Effectivement, tous les problèmes énumérés ci-dessus peuvent constituer des signes révélateurs de la DMLA.

Diagnostique de la DMLA

Pour diagnostiquer la DMLA, plusieurs méthodes sont disponibles, à savoir :

  • Une mesure de l’acuité visuelle.
  • Un examen de fond d’œil pratiqué à la lampe à fentes après dilatation de la pupille. Il permet d’élucider la présence des drusen, lesquels sont dus à l’accumulation de résidus de la phagocytose des photorécepteurs par les cellules de l’épithélium pigmentaire. De la même façon on sera en mesure détecter l’existence éventuelle de lésions au niveau de la rétine, des vaisseaux et de la macula.
  • L’angiographie permettant d’obtenir la photographie des vaisseaux sanguins de la rétine, après qu’on ait injecté un colorant par voie intraveineuse. Avec la photographie on sera en mesure de déterminer si le type de DMLA est atrophique ou humide.
  • L’OCT ou Tomographie par Cohérence Optique, une autre méthode donnant la possibilité d’observer de plus près la constitution de la rétine.

Différents types de DMLA

On rencontre 3 types de dégénérescence maculaire liée à l’âge, dont la maculopathie liée à l’âge ou MLA, la dégénérescence maculaire liée à l’âge sèche, la dégénérescence maculaire liée à l’âge humide.

La maculopathie liée à l’âge ou MLA

C’est la phase précoce de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (30 % des cas). On la désigne également comme la forme sèche précoce. Le premier signe de cette maladie est l’apparition des précurseurs, les drusen. C’est une accumulation de dépôts de graisse et des protéines au niveau de la macula. Elle est insidieuse, indolore, et ne montre aucun symptôme. Cette MLA entraine une diminution de la vision, et souvent la déformation de la vision de la ligne droite.

La dégénérescence maculaire liée à l’âge de forme atrophique ou sèche (50 % des cas)

Elle est due au rétrécissement de la rétine accompagné d’une disparition progressive des cellules de l’épithélium pigmentaire. Elle se caractérise par une vision floue, et une perte de la vision centrale. Mais avec cette forme de DMLA, on peut bien distinguer les couleurs et la vision périphérique n’est pas touchée. Jusqu’à maintenant, il n’existe pas encore un traitement pour guérir la DMLA de forme atrophique, mais il est indispensable de suivre son évolution par une visite ophtalmologique systématique. En effet, on peut très bien ralentir son évolution par l’apport de compléments alimentaires qui contient des fibres végétales, par une alimentation saine, riche en fruits et légumes, et par l’arrêt du tabagisme.

La dégénérescence maculaire liée à l’âge de forme exsudative ou humide (20 % des cas)

Elle est moins fréquente, mais entraine une complication sévère. Elle se distingue par l’apparition de nouveaux vaisseaux sanguins au niveau de la macula appelés néo-vaisseaux choroïdiens. Ces nouveaux vaisseaux sanguins sécrètent des substances ou du sang qui perturbent le fonctionnement de la rétine. Dans un tel cas, sans une prise en charge quasi immédiate, la diminution de l’acuité visuelle est très rapide, se fait en quelques jours ou tout au plus en quelques semaines, avec apparition de scotome central (une tache noire ou grise apparue devant l’œil pour encombrer la vision). Comme traitement, on cible le développement des nouveaux vaisseaux sanguins, avec des injections intraoculaires, afin de diminuer la destruction de la rétine.

Comment prévenir la DMLA

Comme le traitement n’existe pas encore, on peut toutefois prévenir l’apparition de cette pathologie rétinienne, ou du moins la retarder, grâce à :

  • Une visite systématique chez l’ophtalmologue, plus particulièrement quand on atteint la cinquantaine.
  • L’arrêt du tabagisme surtout pour les sujets qui ont un antécédent familial de DLMA.
  • Par le suivi de la pression artérielle et la surveillance du taux de cholestérolémie
  • La consommation des aliments riches en vitamine A, en vitamine D (banane, agrumes, papaye,…), ceux contenant d’antioxydant et de la vitamine E et de la vitamine C (agrume, poivron rouge, carotte, mangue…), ceux riches en Zinc (viande, crustacés, …), les caroténoïdes (brocolis, petit pois, choux verts, agrume…) ainsi que des aliments renfermant en abondance de l’oméga 3 (les poissons gras, les noix, les germes de blé, etc.).
  • Port de lunettes anti ultraviolets à chaque exposition forte ou prolongée aux rayons de soleil.
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