L’hypermétropie et l’astigmatisme

Bien souvent, un hypermétrope sera à la fois un astigmate. Il a d’une manière générale une bonne vision des objets éloignés associée toutefois à une difficulté à distinguer les objets proches. La correction de ce trouble visuel consiste au port de lunettes, aux lentilles de contact ou bien à la chirurgie ou le laser. L’œil est un organe optiquement très performant, mais il peut en même temps être très fragile. Pour bon nombre de personnes, des défauts de réfraction rendant la vision imparfaite affectent l’œil et les handicapent de façon plus ou moins marquée dans la réalisation de leurs activités quotidiennes. En effet, 25 millions de français présentent officiellement des troubles de la vision exigeant ainsi à plus de 71 % de la population, à porter des lunettes.

De plus, ce nombre progresse chaque année. Hormis, la myopie, considérée dans certains pays développés de l’Asie de l’Est, comme une « épidémie », il existe d’autres troubles oculaires plus discrets, étant donné que le nombre de personnes concernées, est moins élevé et augmente peu chaque année. Il s’agit de l’hypermétropie et de l’astigmatisme. Bien que chacune de ces anomalies ne touche environ que 10 % de Français, ils ne sont pas pour autant moins invalidant sans l’aide de corrections optiques, surtout quand ils sont de niveau élevé.

Hypermétrope et astigmate : définition et cause de l’hypermétropie

L’hypermétropie est un défaut de réfraction dans la mesure où les rayons lumineux envoyés par un objet ne se focalisent pas nécessairement en un point de la rétine. C’est le cas, quand l’objet qu’on regarde se situe à une distance proche. Il apparaît alors plus ou moins flou. Par contre, un objet éloigné est vu nettement.

La raison est que, à l’inverse de la myopie, l’œil hypermétrope est court, donc pas assez puissant. Autrement dit, la distance rétine/face antérieure de la cornée est inférieure à la distance axiale normale de 23 mm si bien que seuls les rayons venus de loin (presque parallèles) arrivent sur la rétine, les autres se convergent en dehors d’elle.

Hypermétrope et astigmate : évolution de l’hypermétropie et ses caractéristiques

Presque tous les enfants naissent avec une légère hypermétropie dite physiologique, différente de l’hypermétropie congénitale ou héréditaire, car elle disparaît d’elle-même vers sa neuvième année. Cela s’explique par le fait que l’œil n’a pas fini son développement pour ne pas atteindre sa longueur normale pendant cette période.

Au cas où elle ne se résorberait pas, elle peut être légère de 0 à + 2 dioptries, moyenne entre +2 et +5 dioptries et forte au-delà de +5 dioptries, mais son évolution reste stable. Pour l’enfant, les signes extérieurs ne sont pas visibles. Son pouvoir d’accommodation est suffisant pour ramener à chaque fois, l’image sur la rétine. Toutefois, plus le niveau du défaut est élevé, plus l’effort à fournir pour compenser le défaut est important. Ainsi, l’enfant a une difficulté de concentration en classe, se plaint de maux de tête, de sensation de picotements aux yeux, de fatigue visuelle en fin de journée. L’hypermétrope adulte, se rend compte de son problème à partir de la trentaine, moment où la presbytie pointe son nez et accentue la difficulté de voir de près. Ainsi, en plus de gênes citées pour l’enfant hypermétrope, l’adulte constate une baisse progressive de sa vision de près.

Hypermétrope et astigmate : définition et cause de l’astigmatisme

L’astigmatisme est un autre défaut de réfraction rendant la vision imprécise, plus ou moins floue quelle que soit la distance (confusion entre formes proches pour les lettres ou les chiffres). En effet, pour le cas le plus fréquent, la cornée, au lieu d’avoir la forme ronde, a une forme ovale. Ainsi pour la même cornée, il existe une partie plus bombée et une autre plus aplatie (deux méridiens avec axe d’orientation, verticale ou horizontale ou oblique). Ce qui fait que la cornée n’a pas la même puissance optique. Par conséquent, les rayons lumineux émis par un objet ne se focalisent pas en un seul point, mais en deux. C’est l’astigmatisme cornéen. Dans les cas les plus complexes, la courbe de la cornée est très irrégulière pour donner plusieurs méridiens.

Parfois, mais rarement, les anomalies qu’on vient de citer pour la cornée se retrouvent aussi sur le cristallin. C’est l’astigmatisme interne. L’astigmatisme fréquent est celui d’origine congénitale de type cornéen à deux méridiens d’axe horizontal (direct) ou vertical (inverse). La plupart de temps, il est de niveau faibles, car compris entre 0 et 1 dioptrie et est facile à corriger. À noter que presque tous enfants présentent un astigmatisme physiologique ne dépassant pas 0,75 dioptrie, qui ne les gêne pas et qui ne nécessite pas de correction. Sont souvent de degré moyen (entre 1 et 2 dioptries) ou fort (supérieur à 2 dioptries) les astigmatismes induits par des traumatismes (plaies perforantes, chirurgie de la cataracte,) ou des maladies comme le Kératocône ou l’herpès. Pour ces types d’astigmatismes, on est en présence d’une cornée irrégulière avec plusieurs méridiens.

Astigmatisme : évolution et caractéristiques

L’astigmatisme congénital n’évolue presque pas ou peu, même s’il est moyen. L’évolution est constatée pendant les quatre premières années de la vie et il y a stabilisation, ensuite. Souvent, le port de lunettes n’est demandé que dans des situations particulières (conduite, lecture), etc.  Par contre, l’astigmatisme acquis évolue rapidement en particulier s’il fait suite à une maladie comme le kératocône. Dans ces conditions, le port des lunettes ou des lentilles peut s’avérer inefficace et il faut recourir à la chirurgie.

Pour un astigmatisme un peu avancé (jusqu’à 2 dioptries), la personne affectée présente des maux de tête ou de fatigue visuelle en plus de la vision imprécise. Un astigmatisme fort est handicapant et la prise de la solution adaptée doit se faire rapidement particulièrement pour un enfant scolarisé.

Hypermétrope et astigmate : la correction de ces troubles visuels

L’hypermétropie et l’astigmatisme se corrigent très bien avec des lunettes et des lentilles de contact et pour ceux qui ne veulent pas en dépendre pour raison de confort, des contraintes professionnelles, récréatives ou sportives, ils peuvent opter pour la chirurgie réfractive.

Les lunettes de vues et les lentilles de contact

Les verres correcteurs que l’on utilise pour les lunettes et les lentilles de contact se basent sur le même principe.

Pour les hypermétropes

Il s’agit des verres convexes à dioptries positives, épais au centre et plus minces aux bords.

Les verres à un seul foyer (vision de près) conviennent aux petits alors que pour les âgés, mieux vaut opter pour les verres progressifs corrigeant la vision à toutes les distances.

Pour les astigmates

Ce sont des verres toriques (la face interne ayant la forme d’un quart de quartier de ballon de rugby et celle, externe celle d’un ballon de foot).

La chirurgie réfractive

Actuellement, plusieurs techniques sont disponibles. Le choix à déterminer avec le chirurgien ophtalmologiste se fait selon l’état de la cornée (mince ou épaisse, de forme irrégulière ou non), mais aussi de l’importance du défaut. Pour les défauts légers ou moyens, il y a la chirurgie réfractive de la cornée au laser et qui sont le PKR (une technique se pratiquant à la surface du stroma) et le Lasik, notamment le Lasik 100 % laser (la technique intervenant à l’intérieur du stroma cornéen). Actuellement, il existe des techniques lasers permettant un traitement personnalisé. Pour les défauts plus complexes inaccessibles aux premiers, la pose d’implants constitue la solution.

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