L’intérêt de la mesure de la taille pupillaire grâce à la pupillométrie

La pupillométrie ou mesure de la taille de la pupille trouve son utilité dans de nombreuses applications cliniques. Parmi les nombreux exemples, le contrôle de l’éclairement de la rétine ou pour mettre en évidence des lésions de la rétine ou d’un nerf optique. Tout comme la pachymétrie, elle a aussi une importance particulière. Tous les éléments de l’œil dont la pupille faisant passer le rayon émis par un objet et réfracté par la cornée pour atteindre un point de la rétine, après la mise au point du cristallin, sont à vérifier avant une intervention en chirurgie réfractive.

En effet, la pupille par son diamètre d’ouverture peut impacter sur la qualité de l’image obtenue. En d’autres termes, la quantité et l’intensité anormales de lumière entrant dans l’œil par la pupille peuvent nuire à la netteté de cette image que le cerveau doit au mieux interpréter. C’est pourquoi un bilan-opératoire sérieux, en vue de la correction d’un défaut visuel, doit comporter une pupillométrie. A défaut, on risque de léser le résultat escompté.

Pupillométrie : la pupille irienne

Vue de l’extérieur, à travers la cornée et l’humeur aqueuse, la pupille n’est autre que ce petit cercle noir au centre de l’œil. C’est en fait un orifice situé au milieu de l’iris et dont le diamètre varie entre 2, 5 mm et 7,5 mm et qui apparaît noir du fait que la majeure partie de la lumière qui y passe est absorbée par les tissus, notamment, la rétine. La pupille subit des mouvements involontaires dits réflexes pupillaires au cours desquels, elle se contracte ou se dilate, et cela, grâce aux deux muscles antagonistes de l’iris : le sphincter et le dilatateur.

La diminution du diamètre pupillaire appelée aussi myosis fait suite à la contraction du sphincter de l’iris en cas lumière intense. Elle vise ainsi à limiter la quantité de lumière entrant dans l’œil, mais elle en permet également l’adaptation en vision de près (accommodation).

Ses autres caractéristiques

En revanche, quand le muscle dilatateur de l’iris se détend, autrement dit en mydriase, alors l’ouverture de la pupille s’agrandit, afin de faire entrer le plus de lumière possible. C’est le réflexe pupillaire de la pupille en milieu sombre ou au cas où on a besoin de sa vision de loin.

Dans les deux cas, l’image est rendue la moins floue possible.

Il est cependant, à noter que l’émotion, la drogue, certains médicaments peuvent causer le changement (dilatation surtout) du diamètre pupillaire. Par ailleurs, les pupilles trop petites, de forme non régulière ou encore décentrées, sont souvent les conséquences des anomalies congénitales.

La mesure de la taille de la pupille s’avère donc importante en chirurgie réfractive et celle de la cataracte. Elle constitue également un moyen permettant de contrôler, entre autres, l’éclairement de la rétine lors du test de champ visuel, l’existence éventuelle des lésions au niveau de la rétine ou du nerf optique.

La pupillométrie en chirurgie des yeux

On obtient les mesures de la taille d’ouverture de la pupille à divers stades (au repos, en myosis, en mydriase). Et c’est grâce au test de pupillométrie. De nombreux appareils, à l’exemple de ceux de Métrovision, permettent de le réaliser. De tels appareils sont dotés à la fois d’un éclairage et d’une caméra perfectionnée (définition approchant l’infrarouge). Ainsi, même en milieu obscur on peut en obtenir pour la pupille des mesures binoculaires. Par ailleurs, les contrôles des conditions permettant le stimulus de lumière et de couleurs sont parfaitement maîtrisés.

On peut citer deux types de pupillométrie :

La pupillométrie statique

Pour laquelle le contour de la pupille est surligné conventionnellement en jaune. Elle permet d’avoir des mesures de la taille de la pupille avec une grande précision (à 0,1 mm près). Et cela à différents niveaux d’intensités lumineuses, auxquelles la vision est confrontée. Les mesures les plus élevées et les plus bas obtenus concernent la vision photopique (diurne) et la vision mésopique (crépusculaire).

La pupillométrie dynamique

Elle permet de recueillir pour chaque œil des échantillons d’images qui seront traitées en temps réel. Ainsi, le diamètre pupillaire au repos, l’amplitude et les vitesses de contraction ainsi que de dilatation, seront entre autres, quantifiés. Selon l’option, en termes de rapidité de la caméra, la pupillométrie dynamique standard donne jusqu’à 30 mesures par seconde. D’un côté, la pupillométrie dynamique rapide peut aller jusqu’à 200 mesures par seconde.

À noter que la pupillométrie trouve également son intérêt dans d’autres domaines, autres que la chirurgie des yeux. Il peut s’agir par exemple d’une autre branche de la médecine : la gynécologie. Dans ce cas, elle donne la possibilité de gérer les effets des analgésies en préopération. En psychologie, c’est un moyen permettant déterminer l’attention et l’intention d’un individu. Dans cette optique, son développement commence même à être utilisé dans le domaine de la sécurité, aux États-Unis.

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