Les particularités du Lasik 100% laser dans la correction de l’hypermétropie

Le Lasik hypermétropie procède en trois temps d’opération avec un résultat définitif dans les trois mois qui suivent l’opération. L’hypermétropie, avec la myopie et l’astigmatisme, constitue les principales anomalies visuelles qui peuvent toucher une tranche de la population, à tout âge. La presbytie quant à elle est une marque de l’âge, qui n’épargne donc personne, à partir de quarante ans ou plus. Tous les défauts dus à ces troubles sont rectifiables par des verres correcteurs. Par exemple, des lunettes de vue ou lentilles de contact. Ce sont d’ailleurs les solutions les plus faciles, les plus accessibles donc les plus utilisées dans le monde et dont l’efficacité n’est plus à prouver.

Toutefois, dans les pays industrialisés comme la France, d’autres alternatives plus radicales s’offrent aux myopes, aux astigmates, aux presbytes et aux hypermétropes, leur permettant de se soustraire au port souvent inconfortable des lunettes et aux risques éventuels générés par les lentilles. Il s’agit de la chirurgie réfractive qui ne cesse d’évoluer ces dernières années pour être plus moderne, plus sûre et plus satisfaisante en termes de résultats. Les hypermétropes sont plus nombreux à opter pour la chirurgie que les myopes. À ce propos, avec des conditions d’éligibilité égales, la chirurgie au laser, plus précisément le Lasik, est plus prisée que l’implant intraoculaire. On le considère en effet comme moins invasif dans la mesure où il ne concerne que la cornée.

A propos de la presbytie

Pour un hypermétrope, la longueur de l’œil est plus courte que la normale qui est d’environ 24 mm pour l’œil adulte. Une cornée moins bombée par sa face antérieure, que la normale est également à l’origine de l’hypermétropie. Dans les deux cas, l’image d’un objet qui doit se trouver sur la rétine pour une perception nette se situe théoriquement derrière celle-ci. La vision de près d’un hypermétrope éprouve des perturbations alors que celle de loin est relativement correcte.

Pour l’enfant, l’œil court est normal, car son développement n’est pas achevé. Il arrive à voir normalement pour des activités indispensables comme la lecture et l’écriture, car il lui est facile d’activer l’accommodation pour ramener l’image à la rétine, de manière automatique. Sa vision de près peut devenir normale à sa dixième année. Si l’état subsiste au-delà de cet âge, c’est que l’hypermétropie est réelle, mais pas seulement physiologique. Dans ce cas, elle ne disparaît pas, mais son évolution reste stable.

L’hypermétrope

Pour l’hypermétrope, l’effort pour auto-compenser la vision par l’accommodation est nécessaire, aussi bien pour la vision de loin que celle de près. Mais il est beaucoup plus important pour cette dernière. De plus, l’hypermétropie est légère en dessous de +2,5 dioptries, moyenne entre +2,5  et + 5,5 dioptries et forte pour +6 dioptries et plus. Ce qui sous-entend qu’il faut fournir un effort de plus en plus important pour voir de près selon le niveau de l’hypermétropie et parallèlement les signes deviennent de plus en plus perceptibles.

À ce propos et à titre d’exemple, une hypermétropie de +3 dioptries, signifie un déficit de 1 mm à combler par l’accommodation. Pour l’hypermétrope adulte, avant trente ans son pouvoir d’accommodation est encore assez important pour lui permettre de compenser le défaut. Mais au-delà, il lui est de plus en plus difficile, d’abord de voir de près et plus tard de voir de loin, car avec l’âge, le cristallin devient plus rigide donc plus difficile à courber.

Ainsi, dans tous les cas, une certaine aversion pour la lecture, des maux de tête et de la fatigue oculaires en fin de journée, sont entre autres, les signes de l’hypermétropie. Dans des cas graves, la vision de l’objet présente des perturbations, quelle que soit la distance. La complication possible de l’hypermétropie est chez l’enfant le strabisme et chez l’adulte un glaucome aigu.

Les particularités de l’opération de l’hypermétropie par Lasik

Le Lasik hypermétropique et les particularités de l’œil hypermétrope

Le Lasik tout laser procède en trois temps d’opération. Il y a d’abord la découpe au laser femtoseconde du capot cornéen, relié au reste par une charnière. Ensuite, il y a la délivrance du laser excimer dans le stroma pour remodeler la courbure de la cornée. Enfin, il y a la repose de capot sur la cornée, avec cicatrisation au bout de quelques jours.

Une fois les tests opératoires achevés, dont une hypermétropie comprise entre +1 et +6 dioptries, c’est le Lasik 100 % laser qui permet d’avoir les résultats les plus probants en correction hypermétropique. Cela est possible avec l’utilisation du laser femtoseconde et l’équipement du traitement au laser excimer, par un eye-tracker. En effet, en s’adaptant aux particularités de l’œil hypermétrope, la technique du laser femtoseconde permet d’avoir la découpe la plus précise du profil prévu au traitement et approprié au résultat final. L’eye-tracker optimise et assure le centrage du traitement.

Ses autres particularités

L’œil hypermétrope se distingue d’un œil normal ou d’un œil myope par une longueur axiale plus courte. En outre, il y a aussi d’autres signes distinctifs comme une cornée moins cambrée, mais plus épaisse surtout à la périphérie. De même pour une pupille située un peu plus en nasal.

Contrairement à la correction de la myopie, on va creuser des sillons circulaires périphériques, la zone d’action du laser excimer est plus large et les tirs de laser, délivrés sont beaucoup plus nombreux, surtout à la périphérie.

Les particularités avantageuses de la technique pour le traitement hypermétropique

Pour augmenter la cambrure de la cornée, la délivrance du laser doit se faire sur une zone étendue. Ce sont les périphéries plus épaisses de la cornée qui doivent recevoir le plus d’impacts dus aux tirs du laser. Le chirurgien épargnera partie centrale. Ainsi, on doit prévoir une zone de transition permettant d’éviter un raccordement abrupt entre la zone traitée et celle qui ne l’est pas.

Pour y arriver, un diamètre de cornée significatif, incluant la zone de transition est nécessaire et parallèlement une épaisseur du volet à retirer, assez important également. Pour disposer d’une surface de stroma suffisante pour la correction au laser, le diamètre de cornée doit être compris entre 9 et 9,5 mm. L’épaisseur de volet cornéen idéale de 130 microns au minimum sous peine de léser la qualité du résultat escompté (risques d’inflammation ou de micros plis).

Lasik contre l’hypermétropie : ce qu’il faut retenir

Compte tenu de ces conditions :

  • C’est le laser femtoseconde, particulièrement la version la plus récente qui permet l’obtention d’un diamètre compris entre 9,5 et 9,8 mm, ainsi qu’un bon centrage sur la pupille.
  • Avec l’épaisseur disponible de la cornée d’un œil hypermétrope, le laser femtoseconde permet de disposer jusqu’à 140 microns de tissu cornéen lors de la découpe. À cette condition, le volet peut recouvrir parfaitement la surface stromale corrigée, diminuant le risque de régression rapide.
  • Enfin, étant donné le nombre élevé de tirs nécessaires, l’eye tracking constitue un système de détection des mouvements de l’œil, d’ajustement des tirs au besoin et d’aide à l’obtention d’un bon centrage.

Toutefois, réaliser une correction de + 6 dioptries est risquée avec le Lasik 100 % laser, car cela requiert une épaisseur de cornée encore plus importante, par conséquent un risque de régression plus grand. Dans de tels cas, mieux vaut recourir à l’implant intra-oculaire. Enfin, la technique mentionnée ci-dessus convient plutôt à un hypermétrope de plus de 40 ans.

Les résultats

Que le sujet opéré soit jeune ou adulte, le résultat définitif est obtenu dans les trois mois qui suivent l’opération.

Quoi qu’il en soit, la récupération de la vue est très rapide et pratiquement incroyable. L’amélioration de la vision de près est constatée en quelques heures et celle de loin plus tard. La multifocalité induite au cours du traitement compense la presbytie et une légère monovision permet d’avoir des résultats durables et diminue énormément la dépendance aux lunettes.

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