Les propriétés caractéristiques de la lumière bleue

La lumière bleue est omniprésente dans notre quotidien. Dans les ampoules à basse énergie jusqu’aux écrans électriques. Sans oublier le soleil qui en est le premier pourvoyeur. Si elle comporte de nombreux bienfaits, elle n’en est pas moins dangereuse pour nos yeux. En effet, c’est la rétine qui peut en première ligne subir ses effets rédibitoires. Et pour cause, elle peut abîmer le film lacrymal et certaines cellules. Les conséquences vont ainsi d’une simple inflammation de la cornée à des conséquences plus sérieuses. Après l’électricité, il nous semble impensable, actuellement de nous passer des appareils à écrans comme le téléphone portable, la télévision, l’ordinateur, etc. Ceux-ci envahissent maintenant nos quotidiens, qu’on soit jeunes ou âgés.

Effectivement, ils deviennent incontournables, pour tout assurer depuis notre sécurité à nos loisirs. Sans parler de toutes nos activités domestiques et professionnelles. Mais, bien que ces progrès technologiques nous aident énormément, utilisés à l’excès ils finiront par nuire à notre santé. À ce propos, le problème le plus évoqué est depuis toujours la fatigue visuelle. En effet, d’après les statistiques, les 65 % des patients qui consultent leurs ophtalmologues le font pour la fatigue visuelle.

Mais depuis l’entrée du DEL ou du LED pour illuminer les différents écrans modernes, les récriminations sur les dangers à l’exposition à l’écran ont monté d’un cran. Ordinateurs, écrans tactiles des tablettes et des smartphones, etc. sont concernés. Il parait qu’à la fatigue visuelle et la sécheresse oculaire s’ajoutent d’autres problèmes comme la lésion de la rétine, de problèmes de la peau, de risques de cancer. Par ailleurs, le LED constitue actuellement la plupart des sources de lumière artificielle que nous utilisons au quotidien.

Comme nous ne pouvons plus nous passer de ces acquis technologiques, être au courant des dangers réels auxquels nous pouvons nous exposer s’avère important pour pouvoir au moins nous en protéger.

La lumière naturelle et ses caractéristiques

Toutes les lumières servant à nous éclairer, de sources allant du soleil aux éclairages publics et privés, sont, toutes composées de lumière visible. A laquelle s’ajoutent en plus ou moins grande quantité, de l’ultraviolet (UV) et de l’infrarouge (IR) que nos yeux ne peuvent pas percevoir.

Le domaine du visible composé d’une infinité de lumières allant en continu du violet au rouge est déterminé par les longueurs d’onde comprises entre 380nm et 780 nm. A chaque longueur d’onde est associée une couleur.

Pour le soleil, l’UV proche, connu pour être de la lumière froide, se situe en deçà de 380nm et l’IR, s’accompagnant de chaleur se trouve au-delà de 780 nm. Plus précisément, pour l’UV proche, accompagnant le visible du soleil, il se compose des UVA (400 à 315 nm) constituant la plus grande partie (les 95 %) des UV atteignant la terre, très peu des UVB (315 à 280 nm) et des UVC (280 à 100 nm), présents seulement en altitude.

Les autres spécificités de la lumière bleue

Or on sait que, plus la longueur d’onde est courte, plus l’énergie qui l’accompagne est grande. Ainsi, l’UV constitue le rayonnement le plus énergétique et par conséquent, le plus dangereux pour l’homme, notamment pour la peau et les yeux. En revanche, le visible est relativement sans nocivité, tandis qu’avec l’IR qui se dissipe sous forme de chaleur, les risques sont les brûlures sous condition d’une forte exposition (intense et prolongée).

En bref, la primauté de la lumière naturelle sur nos vies n’est plus à démontrer. Même l’UV en aidant dans la synthèse de la vitamine D, a son importance. Toutefois, une forte exposition à la lumière naturelle, par la présence des UV constitue, un danger pour les yeux surtout pour les personnes vulnérables (enfants, personnes âgées ou présentant déjà des problèmes visuels). Pour eux, la barrière anti-UV innée dans l’œil n’est pas assez développée ou est devenue peu résistante et n’arrive pas à empêcher les rayons UV d’atteindre le cristallin. Ainsi, face aux rayons UV, le risque de cataracte prématurée est fortement à craindre.

Par ailleurs, il existe dans le domaine du visible, une partie proche de l’UV, occupée par « la lumière bleue » et dont les longueurs d’onde correspondantes sont comprises entre 380nm et 500 nm. C’est donc la partie du visible à plus courtes longueurs d’onde, par conséquent s’accompagnant de grandes énergies et sont ainsi potentiellement dangereuses.

La lumière bleue  (500 NM A 380 NM) : les essentiels à retenir

La lumière bleue se compose de la lumière bleue turquoise et de la lumière bleue violet. D’après les expériences réalisées, c’est cette dernière, se trouvant approximativement entre 415 et 455 nm, qui s’avère être la plus énergétique et est désignée pour cela par l’appellation HEV ou haute énergie visible.

D’autre part, la propriété de la lumière bleue est d’être économique en produisant une forte intensité d’éclairage pour une moindre consommation d’électricité est actuellement très exploitée. Elle commence à supplanter toutes les autres sources de lumière artificielle utilisée au quotidien. Plus encore, c’est le LED en anglais (light emitting diode) ou DEL en français (diode électroluminescente) exclusivement à lumière bleue qui éclaire depuis quelques années tous les appareils à écrans numériques. À ce propos, le LED étant reconnu pour être à la fois économique et écologique a permis à ses inventeurs d’obtenir un prix Nobel de physique et depuis peu, en architecture moderne, la lumière froide est même devenue tendance.

La lumière bleue : une lumière omniprésente

Ainsi, la lumière bleue est pratiquement omniprésente dans notre quotidien, car :

  • Elle est émise par le soleil avec les autres rayonnements visibles et non visibles.
  • C’est elle qui illumine nos écrans modernes (écrans plats), nos smartphones, les tablettes et les jeux vidéo de nos enfants, etc.
  • Elle constitue la principale source d’éclairage de nos bureaux, de notre maison, de la route, des centres commerciaux, culturels et sportifs.

Lumière bleue : ses bienfaits et dangers potentiels

Ses bienfaits

Dans la lumière bleue, il y a la lumière bleu-violet et la lumière bleu turquoise qui sont indissociables. La première est potentiellement nocive pour notre santé tandis que la seconde, comme les autres lumières du visible telles que, la verte, le jaune, etc., nous est bénéfique.

En effet, cette dernière :

  • Rends les personnes de bonne humeur.
  • Régule notre sommeil-éveil ainsi que notre température interne.
  • Favorise la formation de notre mémoire.
  • Soutient nos performances cognitives.
  • Équilibre notre fonction psychomotrice et hormonale.
  • Maintient le bon fonctionnement de notre réflexe pupillaire, etc.

Lumière bleue : les dangers qu’elle représente

Cependant avec une exposition, répétée, importante et prolongée à la lumière bleue, la composante bleue-violet aura raison de la protection innée à notre organisme et nous expose à :

La perturbation des fonctions citées précédemment

Notamment le cycle veille sommeil à cause de la baisse de production par notre organisme de la mélatonine (hormone régulatrice de ce cycle). Il semble même qu’à cet effet, du cancer de sein est enregistré chez les femmes, de la prostate chez les hommes (exposition en soirée) et que l’apparition de certaines maladies, comme le diabète, la dépression, la maladie cardio-vasculaire, soit favorisée. Une fatigue visuelle suivie de sécheresse oculaire plus accentuée et en une durée d’exposition plus rapide (parfois au-delà de 2heures) constitue un autre impact nocif dû à la lumière bleue des écrans.

De plus, comme il s’agit d’une lumière diffuse, en  présence d’un éclairage avec cette lumière, la tendance au plissement des yeux augmente. Cela entraine un inconfort visuel allant de maux de tête, de l’éblouissement, à la diminution de la sensibilité aux contrastes et aux détails. En un mot l’acuité visuelle diminue également.

Une accélération de l’évolution ou d’aggravation de la dégénérescence maculaire liée à l’âge

Effectivement, d’après des expériences faites, les longueurs d’onde de la lumière bleu-violet sont celles pouvant pénétrer jusqu’à la rétine pour abimer les tissus, favoriser son vieillissement et contribuer au développement de la DMLA. Le risque de cataracte est aussi évoqué, mais pas aussi important que pour les UV.

Ainsi, la lumière bleue en soi n’engendre pas de problème, c’est la surexposition à elle qui peut constituer un danger.

Conseils et solutions pour prévenir les effets néfastes de l’exposition à la lumière bleue

En l’état où nous sommes, il n’est plus envisageable de ne pas dépendre des  supports technologiques. Tout comme on ne peut plus se passer de LED ni des ampoules luminescentes. D’autre part, bien que les risques à long terme ci énumérés sont pour la plupart en phase d’expérimentation, donc encore à confirmer, en profondeur et scientifiquement, le danger plane. On peut l’affirmer au vu des données statistiques sur les pratiques actuelles par rapport à ces progrès technologiques. La fatigue visuelle est pour le moment l’effet nocif sûr. C’est pourquoi, les experts proposent des solutions. Quelques conseils sont à observer pour réduire leurs impacts néfastes sur la santé particulièrement pour la population la plus vulnérable et aussi pour atténuer la fatigue visuelle.

Quelques chiffres sur la pratique excessive des activités sur écran pour des pays comme la France

Plus de 40 % d’adultes se servent d’ordinateurs ou de tablettes sur le plan professionnel.

Près de 70 % de jeunes âgés autour de 15 ans ont la possibilité d’accéder à internet via leurs tablettes ou leurs smartphones.

A peu près 90 % des adolescents ont un ordinateur ou ont la possibilité d’y avoir accès.

Les heures journalières passées par les enfants et les adolescents devant l’écran sont autour de 7 heures

Les personnes les plus vulnérables face aux effets nocifs potentiels de la lumière bleue

Ce sont, entre autres :

  • Les enfants de moins de 10 ans, qui ont des cristallins clairs.
  • Les personnes affectées d’une maladie oculaire.
  • Celles ayant dont des cristallins artificiels ont remplacé leurs cristallins.
  • Les personnes dont les métiers consiste à passer 8 heures par jour devant l’écran. Mais aussi celles travaillant avec ou sous la lumière.

Les solutions proposées et les attitudes à adopter

Comme solutions à la fatigue visuelle due à l’exposition à la lumière bleue, on peut citer, les lunettes anti-lumière bleue. Outre cela, les filtres à poser sur l’écran ainsi que des logiciels adaptant l’écran aux couleurs environnantes à l’exemple de F. lux sont aussi d’autres options.

Comme bonnes attitudes à prendre, on peut, entre autres :

  • Essayer de réduire le temps d’exposition en s’offrant des activités n’utilisant pas d’écrans le week-end. A remplacer les tablettes par des liseuses électroniques. Privilégier la lumière jaune pour l’éclairage des chambres à coucher. On ne doit pas porter son regard sur une source de la lumière bleue.
  • Éviter autant que possible la lumière bleue, en soirée.
  • Ne pas utiliser de la lumière bleue pour les objets (veilleuse, console pour jeux vidéo, etc.). Il en est ainsi pour les endroits (salle de jeux) réservés aux enfants.
  • Atténuer la luminosité de l’écran. Opter si possible pour un éclairage latéral et toujours se tenir à la distance recommandée par rapport à l’écran.
  • Si on doit travailler 8 h, devant l’écran mieux vaut porter des lunettes filtrant la lumière bleue. On peut aussi utiliser des filtres numériques pour ordinateur.

Conclusion

Malgré les dangers que la lumière bleue peut représenter, on doit reconnaitre qu’elle présente des avantages. Notamment sur le plan thérapeutique. À ce propos, elle permet entre autres un traitement localisé de l’acné. Par ailleurs, elle facilite aussi la localisation des cellules cancéreuses qui brillent sous la lumière bleue (bouche ou vessie). En outre, elle permet le traitement localisé de certains types de cancer (cancer de la peau), etc.

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