Les troubles visuels courants

Pour préserver une bonne vue, les troubles visuels ne sont jamais à prendre à la légère. Et ce, qu’ils soient courants ou pas. Grâce à l’analyse des informations visuelles transmises sous forme d’influx nerveux au cerveau, la vue complète et optimise les fonctions des autres organes de sens dont l’homme est doté, comme l’ouïe, le toucher, l’odorat. C’est ainsi que l’homme a pu tirer la meilleure partie de ce qu’offre son environnement pour vivre pleinement. Cependant, dès la naissance pour certains et au début de vieillesse pour tout le monde, l’œil, l’organe de la vue, est fragilisé pour une vision amoindrie à cause des nombreux problèmes.

Cela est d’autant plus marqué et se présente précocement avec les activités requises par la société actuelle. Comme problèmes pouvant toucher l’œil, il y a les troubles et les pathologies oculaires. Les troubles sont actuellement aisément corrigés par les lunettes et lentilles ou par des solutions plus radicales et permanentes que sont les chirurgies des yeux.

À propos de troubles oculaires, on peut citer la myopie, l’hypermétropie, l’astigmatisme ainsi que, le strabisme, le daltonisme, la presbytie, etc. Mise à part, la presbytie qui va marquer tout le monde à l’aube de sa vieillesse, les troubles oculaires peuvent être congénitaux. Si on veut préserver l’œil et donc la vue, il s’avère important de connaître le mécanisme de la vision et aussi les différents problèmes qui peuvent le perturber et amoindrir la vision. Un tour d’horizon sur les troubles visuels courants comme la myopie, l’hypermétropie l’astigmatisme, etc., est de rigueur dans la mesure où ces derniers handicapent plus ou moins la personne touchée dans ses activités quotidiennes. Les autres troubles plus rares comme le strabisme ou encore le daltonisme méritent d’être abordés pour les mêmes raisons.

Troubles visuels : les différentes causes

Par la courbure de sa face externe, la cornée réfracte le rayon émis par un objet. Celui-ci entre ensuite par la pupille et frappe la face du cristallin pour être réfracté une deuxième fois. Enfin, l’image se projette en un point de la rétine et sera transmise au cerveau sous forme d’influx nerveux. Le cristallin procède à la mise au point par rapport à la distance où se situe l’objet en changeant les courbures de ses faces pour être plus bombées ou plus aplaties. C’est comme ça que l’œil perçoit nettement un objet et qu’on obtient toutes les informations le concernant. Un œil normal a entre 23 et 24 mm comme distance séparant la rétine et la face antérieure de la cornée (distance axiale).

D’autres origines des troubles visuels

Parfois, à cause des anomalies des courbures de la cornée (ou quelquefois du cristallin) cette distance est dépassée ou n’est pas atteinte, alors l’image se situe en arrière ou en avant de la rétine selon que l’objet lui est proche ou éloigné. Il y a alors défaut de réfraction et l’objet sera perçu flou pour une distance donnée. Il se peut aussi que la courbure de la cornée soit irrégulière, là encore il y à défaut de réfraction, car l’image de l’objet ne se focalise plus en un seul point, mais en deux ou même plus : le contour de l’objet devient imprécis.

Dans certains cas, ce n’est plus la géométrie de l’œil qui présente un défaut, mais l’axe de l’œil ou encore il y a déficience de certaines cellules (cônes), responsables de la vision de couleurs chez la rétine. Enfin, pour tout le monde le défaut de réfraction arrive avec l’âge dans la mesure où le cristallin qui vieillit n’arrive plus à assurer correctement la mise au point de l’image sur la rétine.

Troubles visuels : les différentes anomalies de la vue

La myopie

C’est un défaut visuel dû à un œil trop long (longueur axiale supérieure à 24 mm), autrement dit un œil doté d’une puissance optique importante. L’image d’un objet éloigné ne se situe pas en un point de la rétine, mais en avant de celle-ci. La vision de loin est floue. C’est le trouble de réfraction le plus fréquent et touchant un grand nombre de personnes des villes de pays développés, particulièrement les jeunes. Le nombre de myopes augmente de façon alarmante tous les ans.

La myopie de degré élevé fragilise beaucoup l’œil et peut se compliquer en des maladies oculaires graves.

L’hypermétropie

C’est un défaut de réfraction se présentant comme l’inverse de la myopie. Sauf que le nombre de personnes touchées est beaucoup moins élevé et ce nombre reste stable. Ainsi, un hypermétrope a une puissance optique moindre du fait de son œil plus court que la normale (distance axiale inférieure à 23 mm). L’hypermétrope voit de façon plus floue un objet proche qu’éloigné. On le prend, à tort comme une presbytie précoce.

Dans la plupart des cas, au contraire de la myopie, l’hypermétropie ne se dégénère pas en maladies oculaires graves.

L’astigmatisme

L’astigmatisme vient d’une courbure anormale de la face antérieure de la cornée. Cette dernière se présente alors sous une forme ovale au lieu d’être arrondie ou d’une courbure irrégulière de cette face. De ce fait pour, le premier cas qui est le plus courant, l’astigmatisme possède un axe d’orientation. Par ailleurs, étant donnée l’irrégularité de courbure, la puissance optique n’est pas la même pour toute la cornée. L’astigmate perçoit la forme d’un objet de façon imprécise quelle que soit la distance. Il confond les lettres ou les chiffres ayant des formes proches.

Le strabisme

Le strabisme ou « loucherie » dans le langage courant vient du fait que l’axe de chaque œil n’est pas aligné. Ainsi, l’œil normal regarde droit devant lui. L’autre qui louche regarde soit vers l’intérieur, soit vers l’extérieur, soit vers le bas, soit vers le haut.

Contrairement pour l’adulte, cette loucherie ne se voit pas chez l’enfant, car pour ce dernier, son cerveau arrive à ne sélectionner que l’image transmise par l’œil normal. L’adulte atteint de strabisme voit double.

À noter que l’hypermétropie non corrigée chez l’enfant peut se compliquer en strabisme.

Le daltonisme

Le daltonisme est une particularité de certains yeux liée à une déficience de certains types de cônes composant la rétine. Notons que ces derniers sont conçus et prévus pour différencier les couleurs. Cette anomalie est principalement d’origine génétique. Ou le daltonien confond le rouge et le vert. C’est dû à l’absence de cône récepteur de la couleur verte. Soit il est moins sensible à la couleur verte. Pour la moitié des daltoniens congénitaux, soit le sujet est insensible au rouge (absence du cône de réception du rouge), soit sa sensibilité à cette couleur est réduite. Il peut aussi ne pas détecter la couleur rouge, car le cône responsable est absent. Sinon, on peut expliquer par sa moindre sensibilité à cette couleur. Dans le cas le plus grave, la vision de couleur est quasiment absente. Malheureusement, cette anomalie s’accompagne d’une acuité visuelle très réduite.

La presbytie

C’est le trouble de la vision qui affecte tout le monde à partir de 45 ans. Néanmoins, il peut survenir plus tôt ou quelquefois un peu plus tard. C’est donc un défaut lié à l’âge. D’où le fait que son importance progresse avec celui-ci. Mais en principe, il se stabilise au-delà de 60 ans. Elle se traduit par une baisse progressive de la vision de près au début. Plus tard, elle affecte aussi la vision de loin. La raison est la perte d’élasticité du cristallin en vieillissant.

Fermer le menu