Les étapes d’une chirurgie réfractive

Cet article aborde les étapes à observer durant la chirurgie réfractive. On sait que préalablement à toute intervention, le clinicien doit réaliser un bilan préopératoire comprenant une analyse topograhique pour connaitre toutes les spécificités de la cornée du patient. La chirurgie réfractive, destinée à soustraire les porteurs de lunettes et des lentilles à leur dépendance ou à diminuer leur port, est de plus en plus prisée par ces derniers. Si au début, la technique est conçue pour les myopes, elle s’élargit pour couvrir la correction de tous les défauts de réfraction, dont l’hypermétropie, l’astigmatisme, la presbytie, présents isolément, ou bien mixtes, dans l’œil. Mieux encore, les corrections des défauts hors-normes, car très importants, non faisables il y a plusieurs années, sont maintenant accessibles par les techniques de la chirurgie réfractive, autrement dit, des traitements personnalisés.

La chirurgie réfractive actuelle ne redonne pas uniquement au patient l’acuité visuelle procurée par les corrections optiques, mais elle améliore également la qualité de la vision. Le lasik tout laser ou 100 % laser est la technique de référence en chirurgie réfractive et assure plus de 200 000 actes par an en France. Si cette technique, même payante, a pu occuper une telle place dans le domaine, c’est parce qu’elle n’a cessé, grâce aux innovations incessantes apportées, d’augmenter en performance, en efficacité, en sécurité et en innocuité. C’est aussi parce qu’elle est prise non pas comme un acte ponctuel, mais comme un processus dont l’importance de chaque étape est prise en considération pour choisir la technique la plus appropriée au  candidat pour des résultats stables.

Le bilan préparatoire

Le bilan préopératoire comprend en principe, l’entretien avec le chirurgien ophtalmologue, la réalisation par des spécialistes des examens relatifs à l’œil, et l’entretien avec l’anesthésiste.

Les examens classiques, concernent, la mesure de la réfraction, la pachymétrie (épaisseur de la cornée), la cornéotopographie utilisant les systèmes Orbscan et Pentacam. Il s’agit de la topographie de la cornée en 3 dimensions et caractéristiques de la face postérieure de la cornée. Un examen du fond d’œil permet également de connaître l’état de la rétine et du nerf optique. Un autre examen consiste à la pupillométrie et dans certains centres, l’aberrométrie. À tout cela s’ajoutent d’autres examens dans le cas de la pose d’implant (examens du site d’implantation avec UBM et OCT). Avec l’équipement de haute technologie dont ils disposent, certains centres cumulent tous ces examens en deux ou trois seulement pour être en mesure de déterminer la faisabilité de l’opération.

Le chirurgien informe le patient (documents à l’appui) sur l’éventuel résultat, les risques encourus, les effets secondaires et les complications possibles et comment y faire face. Il lui remet un formulaire à signer s’il se décide pour l’opération et lui donne le temps de réfléchir.

L’opération proprement dite

Toutes les chirurgies réfractives se passent sans douleur. Elles ne nécessitent aucune hospitalisation. Le clinicien utilise comme anesthésies des gouttes à instiller dans l’œil avant l’opération. Du léger sédatif et des gouttes pour dilater la pupille (cas de la chirurgie des implants), sont parfois nécessaires. Le patient se repose une ou deux heures au centre avant de rentrer. De préférence,  il retournera chez lui accompagné et muni des prescriptions des médicaments à prendre.

Une fois que le personnel médical aura mis en place le champ opératoire, le chirurgien débute l’intervention. Il s’aidera d’un microscope opératoire. Durant l’opération, il explique au patient ses faits et gestes pour l’occuper et le rassurer.

L’acte chirurgical dure de 5 à 10 mn dans le cas la chirurgie au laser de la cornée. L’intervention ne dure pas plus de 20 mn pour la chirurgie des implants.

La technique actuelle permet d’opérer les 2 yeux en même temps.

Étapes d’une chirurgie réfractive : le suivi post-opératoire

À la sortie, le médecin informe le patient sur les consignes à respecter et les attitudes à adopter au quotidien. Il s’agit du respect des prises (doses, heures et dates) de médicament. En général, le patient ne doit en aucun cas se frotter les yeux. Il doit les préserver de la lumière vive et des chocs violents. Par ailleurs, il est tenu de le pas les immerger dans l’eau avant un délai prescrit.

Les dates de contrôle et du suivi post opératoire dépendent du médecin. Il peut le faire revenir pour contrôle entre le 2ème et le 5ème jour. Le contrôle va consister à l’enlèvement de la lentille pansement pour la PKR par exemple. Après 10 à 15 jours, le clinicien procèdera à un contrôle de l’acuité visuelle. Entre 2 et 3 mois en cas de Lasik et entre 4 et 6 mois en cas de PKR. Il s’agira d’un contrôle de la vision définitive ou si besoin, la nécessité d’une retouche.

Pour la pose d’implant, les ophtalmologues recommandent un contrôle de l’endothélium tous les 6 mois. Notamment pour les implants dans la chambre antérieure. Ce contrôle doit avoir lieu tous les ans pour ceux de chambre postérieure.

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