La mesure de la réfraction oculaire

On désigne par réfraction oculaire la myopie, l’astigmatisme ou l’hypermétropie, que l’on regroupe par le terme amétropie. Ce sont tous des anomalies de la réfraction. L’examen ou la mesure de ces dernières à l’aide de la dioptrie permet de déterminer l’importance de l’amétropie. Avec les 200 000 personnes subissant annuellement une opération des yeux en France, on peut être enclin à penser que la chirurgie réfractive est une opération banale et anodine. Qu’on ôte une telle idée de notre esprit. En effet, il faut répondre à des critères précis, vérifiés rigoureusement par des tests nombreux, utilisant des supports et des outils technologiquement avancés, pour être éligible à une opération des yeux ou du moins pour éviter tout risque et complication.

Ces tests faits, lors du bilan préopératoire vont du plus simple en apparence tel que la mesure de la réfraction jusqu’au plus complexe comme l’aberrométrie. Ils permettent d’évaluer les risques et de choisir parmi les nombreuses techniques existantes. Ce sera celle qui conviendrait le mieux au candidat à l’opération. Évidemment, les motivations influencent beaucoup sur la réussite d’une opération des yeux. De plus est, son coût assez conséquent, car peut aller de 1 500 à 3 000 €. Les dépenses engagées ne sont d’ailleurs pas remboursées par la Sécurité Sociale. À propos de la mesure de la réfraction, elle a son importance car elle constitue un examen de base, pouvant orienter sur la suite des démarches à suivre.

La réfraction oculaire et les troubles courants qui lui sont associés

Le système optique qu’est l’œil est principalement composé de deux dioptres (la cornée et le cristallin). En plus de cela, il est aussi doté d’un récepteur qui est la rétine (film photographique de l’œil). Par ailleurs, la réfraction n’est autre que la déviation du rayon lumineux lors de son passage d’un milieu transparent à un autre. Dans le cas de l’œil normal, l’ensemble corné/cristallin fait converger la lumière se propageant en ligne droite, émise par un objet (assez éloigné). Exactement en un point de la rétine. L’image de l’objet focalisée sur la rétine est ensuite transmise sous forme d’influx nerveux, par le nerf optique au cerveau. Ce dernier se charge ensuite de l’analyser.

En cas d’anomalie de ce système optique, la lumière converge soit en un point en avant de la rétine, cas d’un œil myope, soit en arrière de celle-ci, pour un œil hypermétrope. Mais cela peut être aussi en deux points différents, pour un astigmate. Il y a alors troubles de la réfraction. Ces troubles se traduisent par une perception plus ou moins floue de l’image de l’objet. Pour un myope c’est l’image d’un objet éloigné qui n’est pas nette, pour l’hypermétrope c’est celle d’un objet proche qui est floue et pour l’astigmate, l’image est imprécise quelle que soit la distance. En moyenne, une personne sur deux est estimée atteinte de trouble de réfraction : trouble isolé ou troubles associés. À noter enfin que la presbytie est un autre trouble de la réfraction, touchant toutes les personnes dépassant la quarantaine.

Mais quelle que soit la nature du trouble, on peut toujours le corriger soit par des solutions optiques qui sont les lunettes et les lentilles de contact, soit par la chirurgie réfractive.

Par ailleurs, quelle que soit la solution adoptée, la correction démarre toujours à partir de la mesure de la réfraction. Concrètement, l’impact du trouble se reflète sur l’acuité visuelle dont l’état de perturbation est proportionnel au degré du trouble.

L’acuité visuelle, les modes et les techniques de sa mesure

Définitions de l’acuité visuelle, la dixième et la dioptrie

Le sujet perçoit l’image d’un objet le plus nettement qui soit. Notamment si elle est focalisée sur la partie centrale de la rétine appelée macula (plus précisément sur la fovéa), composée par des cellules photosensibles en formes de cônes. C’est la vision centrale. Sur la périphérie de la rétine, formée surtout de bâtonnets, ce sont les parties environnantes de l’objet, plus imprécises, qui sont perçues. C’est la vision périphérique.

L’acuité visuelle exprimée en « dixièmes » chiffre la fonction de la macula ou de la vision centrale. Autrement dit, c’est la faculté permettant à l’œil de discerner isolément deux points distincts séparés l’un de l’autre par la plus petite distance possible.

Une acuité visuelle de 10/10 est normale, de 3/10 est déficiente, de 16/10 est très bonne.

Quant à la correction à apporter à un œil d’acuité visuelle déficiente, elle s’exprime en « dioptrie ».

Mesure de l’acuité visuelle

Le chirurgien utilise plusieurs méthodes pour mesurer la réfraction oculaire à laquelle se relie l’acuité visuelle. Il y a entre autres :

  • Les différentes échelles de test de mesure subjective de l’acuité visuelle dont l’échelle Monoyer. Elles utilisent des lettres latines en vision de loin (autour de 4 m). Il y a également l’échelle Parinaud utilisant des lettres françaises en vision de près (autour de 30 cm). En dernier lieu, il y a l’échelle Pigassou utilisant des dessins (à 2 m) pour les enfants, et l’échelle Landolt, utilisant des figures géométriques en vision de loin et l’échelle Rossano-Weiss, en vision de près (pour les illettrés).
  • La mesure objective (théorique) de la réfraction oculaire à l’aide du réfractomètre automatique.

À partir de la valeur théorique donnée par le réfractomètre automatique on simule les lunettes adaptées. On peut avoir ainsi la meilleure acuité visuelle en utilisant un réfracteur. Pour cela, on place successivement, sur des montures d’essais, devant chaque œil, des verres concaves ou convexes. On peut ainsi déterminer la formule de la correction qui convient.

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